Edito - Décembre 2018

Noël, ça se prépare


Dans quelques semaines, nous allons célébrer Noël, la fête de la nativité. Du ciel, le Fils de Dieu est venu sur terre ; il s’est fait homme pour nous sauver. La Lumière du ciel vient se poser sur notre terre.
Quelle joie de voir toutes ces illuminations qui éclairent nos rues en ce mois de décembre !
Elles sont plutôt le reflet de la lumière de Bethléem qui conduisit les bergers et les mages jusqu’à l’enfant de la crèche. Elles nous rappellent que le fils de Dieu est venu sur terre il y a deux mille ans et que cet événement a changé la face du monde. Mais fêter Noël, ça se prépare. Et trois semaines de préparation, c’est un peu court. Le risque est grand de se concentrer uniquement sur la liste des invités, le menu, la décoration de table et les cadeaux, et ainsi oublier le plus important, c’est-à-dire la préparation spirituelle. Cela ne veut pas dire qu’il faut fêter Noël en ascète, détachés de tout. L’important, c’est d’avoir son regard toujours fixé sur l’essentiel. Et l’essentiel, c’est Jésus : C’est lui qui sauve. Nous savons tous où finissent la dinde, le foie gras, le gâteau ou encore le dernier i Phone qui dans deux ans sera obsolète.
Jésus, Lui, est toujours actuel. Il n’est pas un effet de mode, une tendance, un truc fashion »
Oui, l’Avent, c’est pratiquement trois petites semaines. Mais trois précieuses semaines pour nous poser les vraies questions, nous interroger sur le sens de la vie, et chercher les vraies réponses.
C’est aussi l’occasion idéale de se  mettre à genoux, de faire silence et de prier. Prier Dieu en église, en famille ou en solo ; prier Dieu pour le bénir et lui dire merci ; et Prier Dieu pour soi-même, pour sa famille, pour ses amis et pour le monde.
A Noël, Dieu ne fait pas seulement irruption dans l’histoire de l’humanité.
Mais aussi, avec respect et délicatesse, il frappe à la porte de chacune et de chacun, au cœur de sa propre histoire personnelle. Alors « restons éveillés » et « prions en tout temps ».

 

A tous et à toutes, nous souhaitons une bonne fête de Noël !


Edito - Novembre 2018

Fêter la Toussaint


Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. 


Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été  de vivants et lumineux témoins du Christ.
Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. 
C’est bien pourquoi, le jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints,  connus ou inconnus. 
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.    La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles  qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. 
L’Eglise le fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, 
parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio, Mère Térésa ou encore Mgr Roméro…
La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. 
Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint  parmi les hommes. 
Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement, ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain, par leurs doutes,  leurs questionnements… en un mot : leur humanité.  

Se laisser éclairer par l'Évangile


Dans quelques jours nous irons aux urnes pour les élections communales et provinciales. C’est un moment important de notre vie politique et démocratique.

 

Voici un extrait d’une réflexion des évêques québécois qui s’avère également pertinente pour nous.

 

« Les personnes qui s’engagent en politique méritent notre estime pour leur engagement personnel et notre respect pour leur fonction. Ce respect s’exprimera de la manière la plus éloquente lorsque nous irons voter pour la personne que nous estimerons la meilleure pour assumer cette responsabilité.

 

Autant les personnes qui s’engagent dans la vie politique que celles qui auront à les élire sont appelées à se laisser éclairer et interpeller par la vision du monde qu’inspire l’Évangile.

 

Par exemple, l’Évangile nous appelle clairement à respecter la dignité de chaque personne humaine, à respecter la liberté de conscience, à accueillir l’autre dans ses différences, à être sensibles aux personnes réfugiées et déplacées, à être attentifs aux plus fragiles et démunis d’entre nous et à chercher une juste répartition de la richesse collective.

 

Il revient donc à chacune et à chacun, face à sa conscience et dans la prière, après s’être informé, avoir réfléchi et discuté avec d’autres,

d’accorder son vote à la personne et au parti politique dont les orientations et la vision correspondent le mieux à l’idéal évangélique que le Seigneur Jésus a proposé pour construire une humanité nouvelle. »


Edito - Septembre 2018

Revisiter nos convictions et nos valeurs Chrétiennes


Un jour, passant devant le café du village, un homme assis à la terrasse m’interpelle et me dit : Monsieur le curé, vous êtes notre dernier rempart, le dernier rempart contre ceux qui envahissent notre  culture et notre société.  Je lui répondis en plaisantant :  Ne me dites pas que pour le moment il  y a des envahisseurs ici chez nous. La guerre de Gaule, avec Jules César,  ça fait quand même un peu plus de 2000 ans que c’était fini.  Si, monsieur le curé, reprit-il. Je ne dis pas qu’ils sont ici dans les rues de Vedrin.  Mais quand on se promène dans les rues de grandes villes du pays, on les voit un peu partout. Bon, lui dis-je. Je ne suis pas certain d’avoir bien compris ce que vous voulez-dire. Mais je crois que ce n’est pas seulement à monsieur le curé de faire le rempart.  C’est à nous tous de résister à ce que vous pensez être une invasion ; et cela n’est possible que dans la mesure où chacun affirme clairement ses convictions et ses valeurs ».
Je crois que les propos de mon interlocuteur sont symptomatiques d’une certaine peur qu’éprouvent nombre de nos concitoyens. Dans un contexte où des vagues incessants des migrants venus d’ailleurs affluent vers le continent, beaucoup ont peur de se voir submerger par des valeurs et des habitudes venus d’ailleurs, et cela au détriment de la vision du monde et des valeurs chrétiennes qui les ont façonnés. 
Alors, plutôt que de céder à la peur, il importe à  chacun de revisiter les valeurs et les convictions de sa foi ou de sa culture. Et pour nous chrétiens, revenir à la lecture de la bible, participer aux célébrations liturgiques, sacramentelles et communautaires de notre foi,  voilà ce qui peut nous donner de la matière et des arguments pour pouvoir dialoguer avec ceux qui viennent d’ailleurs et qui sont différents de nous.
Rappelons-nous que c’est au maitre de la maison de dire à l’étranger les règles et les valeurs qui régissent sa maison. Car, s’il omet de le faire, l’étranger se croira permis de remplir par ses vues, ses pratiques ou ses idées l’espace ainsi laissée vide. C’est donc aux accueillants  de faire connaitre aux arrivants les valeurs auxquels ils tiennent et qui les ont construits. 
Voilà pourquoi, en ce moment où nous entrons dans une nouvelle année pastorale,  j’invite chacune et chacun, à revisiter nos racines, nos convictions et nos valeurs chrétiennes. 
Et à ceux qui reprennent le chemin de l’école, nous souhaitons une bonne rentrée scolaire ou académique.

 


Edito - Juillet & Août 2018

Bonnes vacances à tous !


Nous arrivons à la fin de l’année pastorale 2017-2018 : une année au cours de laquelle, à maintes reprises, nous avons fait l’expérience de l’amour, la tendresse et la bonté de Dieu.
Nous disons ainsi merci à toutes les personnes dont la générosité, le dévouement et l’engagement contribuent à donner vie et dynamisme à nos communautés paroissiales. En attendant de nous retrouver au mois de septembre, nous souhaitons à tous et à chacun : « Bonnes vacances ! »

N.B. En raison du départ en vacances de beaucoup d’entre nous,
le programme des messes dans les différentes églises de notre secteur a été quelque peu adapté.
(Voir grille des messes de Juillet & Août affichée au fond de l’église).
Ce qui fait qu’il n’y aura pas de messe le dimanche à 19h00 à Vedrin-Centre pendant les vacances.

 


Edito - Juin 2018

La prière des 5 doigts du Pape François


Le pouce est le doigt le plus proche de vous.
Donc, commencer par prier pour ceux qui vous sont le plus proches.
Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à nos mémoires.
Priez pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ».

 

Ensuite l’index. Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres [les catéchistes].

Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières.

Le doigt qui suit est le médium, le plus long.
Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs.Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu.

 

Le quatrième doigt est l’annulaire. Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer.

Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie.

Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes invités aussi à prier pour les mariages.

 

Et enfin, il y a notre petit doigt, le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible,« Les derniers seront les premiers ».

Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même.

Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez le mieux identifier vos besoins et donc prier pour vous.


Edito - Mai 2018

L'Esprit Saint

 

« Dans de nombreuses régions du monde, quand revient la fête de Pentecôte la nature se fait belle. Le printemps éclate, l’été s’annonce déjà, le blé lève, et le vent se plait à jouer dans les épis, comme si c’était lui qui les faisait croître. En Israël la fête de la Pentecôte était une action de grâces pour les blés mûrs. Pentecôte marque le temps de la récolte.

Mais Pentecôte est aussi l’irruption de la nouveauté, de l’inespéré. Ce qui s’est passé au Sinaï en a été la préfiguration, qui trouve maintenant un accomplissement. Dieu fait connaître sa volonté, pourtant sa Loi ne s’inscrit plus sur des tables de pierre, mais dans les cœurs.

Ce n’est plus un seul, Moïse, qui se tient devant Dieu ; le feu de l’Esprit descend sur chacun.

Par l’Esprit Saint, Dieu vient lui-même habiter en nous. Sans intermédiaire il est là. C’est pour nous faire entrer dans une relation personnelle avec Dieu que l’Esprit Saint nous est donné.

Laissons aussi croître dans nos vies les fruits de l’Esprit : « Amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, confiance dans les autres, douceur, maitrise de soi. » (Ga 5.22-23).

L’Esprit nous met en route vers les autres, et d’abord vers ceux qui sont plus pauvres que nous. Il redit sans cesse l’amour de Dieu dans notre cœur. Heureux qui ne s’abandonne pas à la peur, mais au souffle de l’Esprit Saint. (Frère Aloïs de Taizé)

N.B. Une Neuvaine de prière préparatoire à la Pentecôte se déroulera à la Cathédrale de Namur, chaque soir de 20h00 à 21h00, du vendredi 11 mai, vendredi de l’Ascension au samedi 19 juin, Vigile de Pentecôte.


Edito - Avril 2018

Proclamer que le Christ est ressuscité


Si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.

Car c’est avec le cœur que l’on croit, c’est avec la bouche que l’on affirme sa Foi. (Rom 10, 9-10)




Bien souvent, lorsque des chrétiens sont invités à s’exprimer dans les médias, on leur demande leur avis sur différentes questions d’actualité. On leur demande leur avis sur des questions de genre, de bioéthique, de morale sexuelle, de vie familiale, de politique économique et sociale, etc.…. On les questionne sur plein de choses.


Mais la curiosité se porte très rarement sur la seule chose essentielle qui fait la spécificité du chrétien c’est-à-dire sa Foi en la mort et la résurrection du Christ.


Heureusement, durant ce temps pascal, dans toutes les églises du monde entier, on va entendre chanter ou annoncer que le Christ est ressuscité, qu’il est vivant.


En effet, pour le chrétien c’est une joie et une fierté d’annoncer, de dire, de crier que le Christ est ressuscité, qu’il est vivant.

 

Parce que c’est le cœur de sa Foi; c’est ce qui donne sens à sa vie ; c’est ce qui fonde son espérance. Le Christ est vivant. Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.


L'amour a été plus fort que la mort.


Seul un excès d'amour pouvait venir à bout de cet excès de haine et de violence qui s'était abattu sur l’homme de Nazareth. Et le baptisé sait que cet événement le concerne de très près.


Il sait que plus rien ne peut l’engloutir définitivement ; et que son existence, quelle qu’elle soit, peut à tout moment se remettre debout.
Parce qu’il sait qu’il est désormais associé à la victoire du Christ, il peut maintenant se risquer à devenir ce qu’il est, c’est-à-dire une femme ou un homme en marche, les yeux rivés vers ce monde nouveau qui a commencé avec la résurrection du Christ. (Extrait de l’homélie de Pâques)


Edito - Mars 2018

La Pâques du Seigneur vient jusqu'à nous !


La Pâques du Seigneur vient une fois encore jusqu’à nous ! Chaque année, pour nous y préparer, la providence de Dieu nous offre le temps du Carême. Il est le « signe sacramentel de notre conversion » [Et] l’Église, notre mère, nous offre pendant ce temps du Carême, le doux remède de la prière, de l’aumône et du jeûne.


En consacrant plus de temps à la prière, nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu.


 La pratique de l’aumône libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère. Chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la providence de Dieu envers ses enfants. Il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère.

 

Le jeûne enfin réduit la force de notre violence. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui connaissent la faim ; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille et nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain.


Au cours de la nuit de Pâques, nous vivrons à nouveau le rite suggestif du cierge pascal : la lumière chassera peu à peu les ténèbres et illuminera l’assemblée liturgique. « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit ».


(Extrait du message de carême du pape François)


Edito - Février 2018

Les Pauvres, un Passeport pour le Paradis



Dans les pauvres, se manifeste la présence de Jésus, qui de riche s’est fait pauvre.  Et si aux yeux du monde, ils ont peu de valeur, ce sont eux qui nous ouvrent le chemin du ciel, ils sont nos “passeports pour le paradis”. Pour nous, c’est un devoir évangélique de prendre soin d’eux, qui sont notre véritable richesse, et de le faire non seulement en donnant du pain, mais aussi en rompant avec eux le pain de la Parole, dont ils sont les destinataires les plus naturels. Aimer le pauvre signifie lutter contre toutes les pauvretés, spirituelles et matérielles.

 

Dans le pauvre, Jésus frappe à la porte de notre cœur et nous demande de l’amour. Lorsque nous vainquons l’indifférence et qu’au nom de Jésus nous nous dépensons pour ses frères plus petits, nous sommes ses amis bons et fidèles, avec lesquels il aime s’entretenir.

 


[Car] l’omission est le grand péché par rapport aux pauvres.  Et ici elle prend un nom précis : indifférence. C’est dire : “ Cela ne me regarde pas, ce n’est pas mon affaire, c’est la faute de la société”. C’est se tourner de l’autre côté quand le frère est dans le besoin, c’est changer de chaîne dès qu’une question sérieuse nous gêne, c’est aussi s’indigner devant le mal sans rien faire. Dieu, cependant ne nous demandera pas si nous avons eu une juste indignation, mais si nous avons fait du bien.

 

 

Et pourtant cela nous fera du bien : s’approcher de celui qui est plus pauvre que nous. Cela nous rappellera ce qui compte vraiment : aimer Dieu et le prochain. Cela seulement dure toujours, tout le reste passe ; donc ce que nous investissons dans l’amour demeure, le reste s’évanouit.

 

 

Parce que pour le ciel, ne vaut pas ce que l’on a, mais ce que l’on donne, et celui qui amasse des trésors pour lui-même ne s’enrichit pas auprès de Dieu. Alors ne cherchons pas le superflu pour nous, mais le bien pour les autres, et rien de précieux ne nous manquera. Que le Seigneur, qui a compassion pour nos pauvretés et nous revêt de ses talents, nous donne la sagesse de chercher ce qui compte et le courage d’aimer, non en paroles mais avec des faits.

 

 

(Pape François, homélie - journée mondiale des pauvres)